Trésors disparus des Eglises Bonifaciennes

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Catalogue d’exposition
Michel-Edouard Nigaglioni

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Description

Bonifacio est la seule ville de Corse à posséder de grandes églises de style gothique (Sainte-Marie-Majeure, Saint-Dominique, Saint-François, Saint-Julien, Saint-Jacques, La Trinité…). Cette originalité est l’une des principales raisons qui ont justifié que la commune obtienne le label envié des Villes et Pays d’Art et d’Histoire, décerné par le ministère de la Culture.

Ces édifices gothiques, relativement nombreux et généralement vastes, attestent de la richesse de la ville à la fin du Moyen Âge. Ils témoignent de l’intérêt des élites urbaines pour une architecture novatrice et un style à la pointe de la mode européenne de son époque.

Cependant, le décor intérieur de ces églises est aujourd’hui très différent de ce qu’il fut à la fin période gothique. Ces édifices sont actuellement ornés de nombreux tableaux, tous postérieurs au XVIIe siècle. Ce patrimoine pictural surabondant masque habilement la disparition des œuvres anciennes. Aussi, quand l’on visite ces églises, notre attention est distraite et l’on en vient à oublier de se poser la bonne question : mais où sont donc passées les peintures médiévales ?

La perte des œuvres d’origine est d’autant plus regrettable quand l’on prend conscience qu’elles étaient dues à des artistes de premier plan (Mariotto di Nardo, Giovanni di Tano Fei, Luca Baudo…). Ces précieux retables sont restés exposés in situ pendant deux, trois ou quatre siècles. Faisant la fierté des bonifaciens. Puis ils ont commencé à disparaître, les uns après les autres, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucun. Ils ont été victimes du temps qui passe, rongés par l’humidité, l’air marin, les rats, les termites et les vrillettes.

Les plus anciennes œuvres d’art bonifaciennes ont irrémédiablement disparues, c’est un constat de départ. On peut toutefois s’en faire une idée très précise en étudiant les actes de commande, encore conservés dans les archives génoises et florentines. On y apprend ainsi le nom des peintres qui ont travaillé pour Bonifacio, le prix des œuvres, leurs dimensions, les matériaux utilisés et les sujets représentés.

Par ailleurs, on regardera en parallèle des œuvres réalisées dans les mêmes années, par ces mêmes artistes, aujourd’hui conservées dans de grandes églises italiennes ou dans des musées prestigieux (européens ou américains).

Ainsi, le présent ouvrage évoque, très concrètement et visuellement, la qualité et le style des retables qui ornaient les églises de Bonifacio, quand celles-ci brillaient encore de l’éclat du neuf.

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