RUE DORIA ET RUELLE SAINT JEAN-BAPTISTE

ÉGLISE SAINT JEAN-BAPTISTE

Sous la gouvernance génoise, la partie Ouest du promontoire est réservée aux militaires. Elle fait l’objet d’un contrôle strict de la part du commandement qui y a toutefois autorisé la construction de moulins et de chapelles de confréries, associations religieuses formées de laïcs, à savoir la chapelle Sainte-Croix, la chapelle Saint-Jean Baptiste, la chapelle Saint-Barthélémy et la chapelle Sainte-Marie Madeleine.

Après la signature du Traité de Versailles, le 15 mai 1768, et le départ des troupes génoises, peu à peu un autre modèle d’administration militaire s’instaure.

Il semblerait qu’après négociation et vente entre 1770 et 1780 par sa confrérie, la chapelle Saint-Jean-Baptiste, se voit désormais affectée au logement d’une compagnie militaire. En 1772, jugée comme « un vieux bâtiment humide, enterré de toute part », elle est démolie en 1773 par le service du Génie pour agrandir la place d’armes.

Le produit de la vente a permis à la confrérie, en charge d’assister matériellement les nécessiteux et d’assurer des funérailles dignes à chacun, d’acquérir une parcelle dans une ruelle parallèle à la rue Doria. Une nouvelle chapelle Saint-Jean Baptiste est édifiée ; la date portée sur la façade précise 1785.

De dimension modeste et sans caractéristique architecturale précise, on y découvre néanmoins des œuvres de qualité pour la plupart inscrite ou classée à la signature renommée comme le groupe processionnel la « Décollation de Saint Jean-Baptiste » dont l’auteur présumé est l’atelier Anton Maria Maragliano, une toile « le Baptême du Christ » du XVIIe siècle (auteur inconnu), des sculptures dont le Christ de Pitié (XVIIe), « La Vierge à l’Enfant » (XIXe), le tableau d’autel « Le Baptême du Christ » (présumé XVIIe), ou « La mort de Saint Joseph » (1860) signé de la main du peintre corse P.Novellini.

©photo : Robert Palomba