A l’écoute des territoires du Sud Corse

A l’écoute des territoires du Sud Corse

Mes chers concitoyens,

L’aube d’une nouvelle année est toujours marquée par les échanges traditionnels des vœux de paix et de santé entre citoyens insulaires. Au vu des récents évènements survenus dans le pays, comment ne pas avoir une pensée forte, aujourd’hui plus qu’hier, pour les personnes en détresse, dans la pauvreté ou la précarité.

 

La contestation exprimée par le mouvement des gilets jaunes est légitime car elle porte en elle une souffrance qui vient de loin et qui n’a pas été assez prise en considération par les différents gouvernements des dernières décennies. Toutefois et si elle veut recueillir l’assentiment du plus grand nombre, cette expression doit absolument se manifester de manière démocratique, loin des violences qui ont par trop de fois traversées le pays jusqu’à samedi dernier. Les prochains actes du mouvement doivent s’inscrire dans un processus de dialogue ouvert, franc et respectueux de la personne humaine, loin de la démagogie dont font preuve certains « inconscients politiques » qui soufflent sur les braises de la colère. L’appel direct ou indirect de la violence a toujours été la pire des solutions et j’ai toujours lutté contre cette idée.

Mais en tant qu’hommes politiques, il est aussi notre devoir de nous interroger sur le fonctionnement des politiques publiques menées dans notre pays lorsque le citoyen se sent exclu de sa propre société. Ainsi, j’annonce m’inscrire dans la démarche proposée par le Président de la République le 10 décembre dernier et qui fera partie du grand débat national. Ce dernier comportera quatre orientations : la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté, la fiscalité ainsi que l’organisation des services publics.

Un cahier de doléances et propositions sera donc mis à disposition à partir du lundi 14 janvier 2019 dans le hall d’accueil de la Mairie de Bonifacio. Bien entendu, chaque citoyen sera libre d’y rédiger un commentaire sur la thématique qu’il souhaitera aborder. Aussi, la porte de mon bureau restera ouverte autant de fois que nécessaire pour les personnes qui souhaiteraient me rencontrer. Pour cela, je les invite à contacter l’administration générale. Enfin, cette phase de consultation sera accompagnée d’une réunion publique qui sera organisée dans les semaines à venir, afin d’écouter toujours mieux les citoyens.

L’ensemble de ces dispositions ne se limite pas aux frontières bonifaciennes mais s’appliquent pour l’ensemble des concitoyens du Sud Corse, de Propriano à Solenzara en passant par l’Alta-Rocca. En effet, j’ai toujours défendu l’idée d’une intercommunalité correspondant à ce périmètre et je crois que nous partageons tous les mêmes problématiques. En tant que Maire de Bonifacio, je m’attèlerai à répondre – à la hauteur des moyens qui sont les miens – aux préoccupations des habitants de la Commune qui se manifesteraient. De par mes fonctions de conseiller communautaire et Président du groupe Andà Per Dumane (LREM) à l’Assemblée de Corse, je relaierai aux personnalités et autorités compétentes les demandes qui me seront adressées.

Je me suis engagé le 9 décembre 2016 aux côtés d’Emmanuel Macron et de son mouvement La République En marche et je ne le regrette toujours pas aujourd’hui. Ceci ne m’empêche pas de demeurer libre et exigeant vis-à-vis de ses engagements de campagne car si j’ai soutenu sa démarche audacieuse, c’est avant tout pour la mise en œuvre du pacte girondin qui malheureusement n’a pas encore trouvé sa juste place dans la politique menée par le Chef de l’Etat depuis les dernières élections présidentielles. Nous devrons aller dans les prochains mois beaucoup plus loin si nous souhaitons construire la République décentralisée et respectueuse des territoires qu’a toujours défendue la social-démocratie.
J’espère que cette grande consultation, dont la réussite dépend des Maires qui ont toujours été les interlocuteurs privilégiés du citoyen, marquera le début d’un nouveau processus de relocalisation du pouvoir dans les territoires.

Être marcheur ne signifie pas abandonner les convictions d’homme de gauche qui ont toujours été les miennes et que je conserverai jusqu’à mon dernier souffle. Au contraire, elles me permettent d’avancer sereinement mais non sans réflexion vis-à-vis de l’environnement social et sociétal qui nous entoure, et en ayant constamment le souci de la justice et de l’équité. C’est dans cet esprit que j’ai voulu initier cette démarche dans ce vaste territoire du Sud Corse, convaincu que le dialogue et le respect sont les seules clés de la réussite qui conduit à l’épanouissement.

 

Le Maire,

Président du groupe Andà per dumane – LREM à l’Assemblée de Corse,

                                                                              Jean-Charles ORSUCCI

 

 

2019-01-30T09:38:28+00:0030 janvier 2019|Vie locale|