COL SAINT-ROCH
Chapelle Saint-Roch
HISTOIRE
1525, au printemps, la peste touche Bastia. Elle proviendrait, dit-on, d’un transport de tissus de lin venu de Rapallo en Ligurie.
1528 Bonifacio, ville portuaire est frappée à son tour.
Les pestiférés restent confinés chez eux, leurs affaires sont brulées, leurs dernières volontés dictées depuis les fenêtres et balcons auprès des notaires prudemment restés dans la rue. La tradition orale rapporte l’abandon de la cité, la population a gagné la campagne pour se protéger du fléau. Des 5000 âmes recensées, seules 700 survivent.
Pour combattre ce mal qui répand la terreur, on invoque les saints protecteurs.
La petite chapelle « San Rocu », humble édifice, à nef unique simplement blanchi à la chaux et sans toiture est bâtie en pied de falaise aux portes de la ville et à l’ombre du Bastion des prisons.
Une sobre épitaphe gravée sur une plaque de marbre est apposée sur son fronton ouest. On y lit « Sancte Roche. Bonifacii Civitas/ AB. Omni Contagione. Anima Ac Corporis/ Fiat. Secura » (Saint Roch. /La cité de Bonifacio. Protège les âmes et les corps de toutes les épidémies)
Si la tradition de la Merendella s’est éteinte, chaque 16 aout, jour de la fête du Saint, une messe y est toujours célébrée.
TRAVAUX DE RESTAURATION
La chapelle Saint-Roch, située en pied de falaise, s’inscrit dans le parcours de découverte patrimoniale du territoire eu égard à son emprise à la croisée des chemins, entre centre urbain ancien, entre le quartier de la Marine et le Campu Rumanilu.
Édifiée au XVIè siècle et exposée aux éléments, la chapelle nécessitait une restauration importante.
Le chantier, débuté au mois de février 2023, a connu de nombreuses déconvenues dues à l’état de dégradation du monument (fissuration du clocheton, chute de la cloche, chute du linteau de la porte, déstabilisation des arases…..) Ces désordres ont causé un retard dans la livraison des travaux – et des coûts supplémentaires – mais ont également permis de découvrir de belles surprises, comme le sol ancien d’origine et l’exutoire ;
Au fil du chantier, certaines interventions non envisagées initialement ont également été réalisées : ainsi l’autel et la porte principale ont également été remis en état, leur exclusion apparaissant comme aberrante au regard de la qualité de la restauration de l’ensemble.
En effet, le chantier bénéficiant d’un mécénat de compétence et a été réalisé dans les règles de l’art par l’entreprise attributaire du marché.
Les recommandations de l’Architecte des Bâtiments de France dans le choix entre autre des matériaux ont été suivi redonnant ainsi à l’édifice toutes ses dispositions d’origine.
Il convient de féliciter les entreprises Micro TP (gros oeuvre), U Campanile ( restauration de la cloche), David Catoire (réalisation de la plaque en marbre) et Daniel Barbier (mécénat de compétence pour suivi de chantier), mais également les équipes de la ville de Bonifacio (éléctricité), qui se sont montrés à l’écoute et à la hauteur des contraintes et des attentes pour ce projet à haute valeur patrimoniale, mais aussi symbolique pour la ville de Bonifacio et les bonifaciens
FINANCEMENT DU PROJET
Le coût total du chantier s’élève à un montant de 62 125 €.
Le projet a pu être réalisé grâce aux dons collectés par la Fondation du Patrimoine, qui s’élèvent à un montant de 28 931 € . La Fondation du Patrimoine a par ailleurs soutenu le projet – via une subvention – à hauteur de : 11 299 €.
La ville de Bonifacio remercie les Mécènes qui ont soutenu la restauration de la Chapelle Saint-Roch :
BOHBOT Laura
BOURILLOT Emmanuelle
DE BONIS Fabienne
DERVELOY Beatrice
EYNAUD Franck
FEUGA Caroline et Vincent
FEUGA Géraldine
GARREC VINCENT
GEY-FERRAND Elizabeth
HAAS Catherine
LAUBIER Morgan
LORIN Emmanuel
MUSTIER Jean-Pierre
QUILICI Dominique
RENAUD Fanny
STEFANI Pascale
Donateur anonyme
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